Historique

Le CTS en quelques dates

    • 1946 – Premières activités du Cercle spéléophile ‘Les Lombrics’ créé à Bruxelles par l’architecte Paul VANDERSLEYEN.
    • 1955 – Les Lombrics prennent le nom de « Cercle de Topographie Souterraine ».
    • 1960 – Le C.T.S. adopte le statut d’asbl.
    • 1961 – Membre fondateur du Comité Belge de Spéléologie.
    • 1978 – Le C.T.S. s’installe à Houtain-le-Val (Genappe), en Brabant wallon.
    • 1985 – Membre fondateur de l’Union Belge de Spéléologie sous le matricule 204.
    • 2001 – Partenariat renforcé avec le Spéléo Club du Gerny à Jemelle.

Ou en détails …

Le texte qui suit est extrait d’une publication en 1982 dans le bulletin annuel  n°2 1981/1982 du Comité Belge de Spéléologie sous le titre « SPELEOLOGIE – 20 ans d’explorations et de recherches souterraines » . Il retrace l’histoire du club de sa naissance en 1946 à 1982.

Durant l’été 1946, quelques amis bruxellois se mettent à visiter les grottes belges et fondent une association au nom évocateur : le Groupe Spéléophile « LES LOMBRICS ». Sous la direction de son président, l’ architecte Paul Vandersleyen, le groupe entreprend le mesurage systématique des grottes et se fait connaitre des milieux scientifiques par ses premiers travaux.

Il est invité dans différentes grottes touristiques, comme à Hastière, Han, Rochefort, Remouchamps, pour en dresser le plan ou y participer à des travaux.

En 1952, ils participent aux travaux pour la création d’une fédération et collaborent activement à une commission de topographie et de toponymie qui constitue un fichier des phénomènes karstiques. En 1954, une série de plans de Paul Vandersleyen parait dans le livre « Cordée de la Nuit » de J-P Van den Abeele.

En 1955, l’activité devient intense : un fichier des pertes, chantoirs et cavités est effectivement mis en chantier et le levé des plans souterrains va bon train. Le petit groupe de départ s’élargit et prend la dénomination de « CERCLE  DE TOPOGRAPHIE SOUTERRAINE » (C.T.S.)

En 1958, le C.T.S. entreprend fiévreusement le mesurage de la grotte de Hotton, tout nouvellement découverte par le Spéléo Club de Belgique. Le plan, d’une remarquable exactitude, permettra de percer en 1961 un nouvel accès : l’entrée touristique actuelle. En 1959 sort un premier volume de l’Atlas des Grottes de Belgique », constitué de 43 plans dressés par Paul Vandersleyen.

En 1961, le CERCLE DE TOPOGRAPHIE SOUTERRAINE  participe à la création d’une nouvelle fédération spéléologique : le COMITE BELGE DE SPELEOLOGIE .  Paul Vandersleyen en devient le premier président. C’est une période d’essor de la spéléologie en Belgique et le C.T.S. a fort à faire pour topographier  toutes les nouvelles cavités : le Trou qui Fume à Furfooz, la grotte du Père Noël à Wavreille, l’ abime de Fermine a Izier et bien d’autres. De nouveaux plans des principales grottes touristiques sont également dressés .

Un deuxième tome de l’Atlas des Grottes de Belgique est publié en 1967, par l’ Institut  Royal  des Sciences Naturelles et rassemble une nouvelle série de 50 plans. Le C.T.S. apporte aussi sa contribution à l’ouvrage de Hugo Gevaert, « Répertoire des Pertes, Cavernes, Résurgences dans la Vallée de la Lesse et de ses Affluents », publié par le Service Géologique de Belgique en 1970. De nombreux plans du C.T.S. sont repris dans différentes publications spéléologiques et touristiques .

A partir de 1969, le C.T.S. organise de nombreux guidages pour les jeunes recrues qui rejoignent ses rangs. Les levés topographiques n’en continuent pas moins et, en 1972, le troisième volume de l’Atlas est édité.

C’est aussi à partir de cette période que le « centre de gravité » du C.T.S. va progressivement glisser de Bruxelles vers Houtain-le-Val, en Brabant Wallon.

Outre la reprise des visites de grottes belges classiques, la jeune section centre ses recherches sur le massif du Bois de Waerimont à Eprave, et plus spécialement sur le Trou du Faisan. Elle y découvre un nouvel accès dans la partie ouest, différents petits prolongements, mais surtout, en recherchant une région inférieure, un crâne et des ossements épars d’ Ursus spelaeus qui finiront par constituer un squelette presque entier.

En 1978, dans ta Grotte de Hotton, le siphon 1 est court-circuité par le creusement du Puits Atlas-Copco et il est fait appel au C.T.S. pour lever  la topographie de l’important nouveau réseau qui se développe  sur 1.500 l en 5 niveaux.

La même année, à Genappe, le C.T.S. a l’occasion de pouvoir dresser le plan et d ‘ étudier un ancien conduit souterrain sous les rues de la localité. Grâce à l’aide du Centre de Recherche Glyptographique  de Braine-le-Château, il est possible d’établir l’âge et la provenance de nombreuses pierres marquées, ce qui permet de supposer que l’ouvrage a été construit avec des moellons provenant du château de Lothier à Genappe, peu après sa démolition en 1672.

En 1980, nouvelle. contribution à l ‘ histoire locale : parallèlement à ses activités proprement spéléologiques, le C.T.S. déblaie un puits d’ extraction de marne à Houtain-le-Val. Ces puits, fréquents dans la région jusqu’au XIXe siècle, se creusent parfois par tassement du comblement. Pour la première  fois , deux salles d ‘ extraction sont mises à jour : elles portent encore la marque des outils qui les ont taillées , mais rien jusqu’ici ne permet de dater le chantier avec précision.

En 1981, le CERCLE DE TOPOGRAPHIE SOUTERRAINE organise un mini-camp dans le Doubs en juillet : les grottes de Pourpevelle et de la Malatière sont ainsi visitées.

D’autre part, un montage audio-visuel présentant le nouveau réseau de la grotte, de Hotton est également mis en chantier et les projets foisonnent pour les années à venir

Si la vocation  du C.T.S. est, sans être délaissée, maintenant moins évidente que par le passé, c’est que chaque club développe aujourd’hui se propre équipe de topographes et se fait un honneur de lever le plan de ses propres découvertes.

Il n’en reste pas moins que les plans réalisés par le C.T.S. sont toujours appréciés pour leur uniformité et leur clarté.

Le CERCLE  DE  TOPOGRAPHIE  SOUTERRAINE entend maintenant s’intéresser à la spéléologie dans toute son acception, et donc à son aspect sportif comme à ses différentes facettes scientifiques.

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